Windmill

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Zibi – Foire aux questions

Windmill Developments, le

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Q1. Que propose le Groupe Développements Windmill pour le site?
Situés entre les chutes Chaudière et l’île Victoria, les anciens terrains industriels de Domtar offrent la possibilité de restaurer un site riche en histoire, mais actuellement contaminé et abandonné, en une communauté durable sur le plan écologique et pleine de vie.

Malheureusement, le site est inaccessible au public depuis environ 200 ans. Les estimations initiales des coûts de restauration des terrains et des berges s’élèvent à plus de 125 millions de dollars.

Notre vision est de transformer ces terres inexploitées et contaminées en la communauté la plus durable au monde, afin de redonner accès aux berges qui ont été fermées au public pendant des générations. Il s’agira d’une nouvelle possibilité pour les résidents et les touristes du monde entier de contempler et d’apprécier la splendeur naturelle de la rivière des Outaouais et des chutes Chaudière, ainsi que la culture et le patrimoine des nations fondatrices d’Ottawa : les Premières nations, les Français et les Anglais.

De plus, ces terrains industriels font partie d’une région ayant une importance culturelle et historique pour les Algonquins et d’autres peuples. Par conséquent, nous nous sommes pleinement engagés à l’égard des Algonquins et leur avons promis que leurs culture, patrimoine et présence feraient partie intégrante du projet de développement.

Le Groupe Développements Windmill est reconnu comme étant une entreprise des plus collaboratrices et écologiques au monde. Nous croyons que le développement urbain et la nature peuvent être mutuellement inclusifs, tout comme les gens, leurs activités et l’environnement. Il s’agit d’une des raisons pour lesquelles nous avons choisi de créer la première communauté One Planet (communauté respectueuse de la planète) en Amérique du Nord. Le cadre One Planet est l’un des cadres les plus rigoureux en matière de durabilité et il orientera nos décisions pour le site.

De plus, nous sommes le seul promoteur immobilier en Amérique du Nord à avoir obtenu la certification LEED platine pour tous ses projets à usages mixtes. Dockside Green, une communauté durable modèle à Victoria, en Colombie-Britannique, a été officiellement reconnue comme étant l’un des 16 développements à rendement positif sur le climat dans le monde (parmi les 6 continents) par la Clinton Climate Initiative de la Clinton Foundation et le Green Building Council des États-Unis.

Q2. Windmill reconnaît-il la signification que revêt le site?
Oui, nous savons à quel point le site a une signification particulière pour beaucoup de gens, que ce soit les résidents d’Ottawa et Gatineau, les Algonquins et les autres Premières nations ou les Canadiens. Le site est souvent appelé le berceau de la civilisation canadienne, et les historiens ont affirmé que les villes d’Ottawa et de Gatineau existaient en grande partie en raison des chutes et de la zone environnante.

Les deux cofondateurs de Windmill ont été élevés à Ottawa, et le site a une importance spéciale à leurs yeux également. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous sommes pleinement engagés à ce que le projet reflète l’importance historique et spirituelle du site, plus particulièrement le cœur et la voix des Algonquins, en intégrant la culture, le patrimoine et la présence de ces derniers.

Il est possible de collaborer avec toutes les personnes intéressées par le site afin de lui rendre toute sa splendeur, pour restaurer et « naturaliser » ce qui est maintenant des terrains abandonnés et contaminés et pour recréer un endroit dynamique où les gens pourront accéder au secteur riverain. Nous reconnaissons également que les chutes Chaudière ont une importance spéciale pour les Algonquins et pour ce faire, nous collaborons avec nos voisins, les exploitants de centrale hydroélectrique qui possèdent le terrain adjacent aux chutes, afin de nous assurer encore une fois que les gens puissent profiter des chutes.

Q3. Qu’a fait Windmill pour mobiliser la collectivité jusqu’à présent?
Nous avons largement mobilisé différents groupes et intervenants, en plus de rencontrer des milliers de membres de la collectivité, ce qui va bien au-delà de toute obligation légale imposée à un promoteur privé. Les parties consultées comprennent des organisations environnementales, des représentants des Premières nations, des groupes d’entrepreneurs locaux, des représentants des deux villes, la Commission de la capitale nationale, des défenseurs du patrimoine, des politiciens locaux, des défenseurs de la rivière des Outaouais et des membres du public intéressés par le projet.

Nous avons consulté ces parties puisque nous sommes d’avis qu’il s’agit de notre responsabilité civique à titre de promoteur immobilier, et que nous comprenons qu’une mobilisation importante nous permettra d’obtenir le meilleur résultat possible pour le site. En raison de la complexité du site, nous savons que nous ne pouvons pas réaliser la tâche seuls.

Depuis août 2013, nous avons aussi proactivement mobilisé la communauté algonquine locale afin de bien saisir leur vision pour le site et d’apprendre de l’Aîné William Commanda vision pour les chutes, l’île Victoria et les îles environnantes.

Nous voulons établir un engagement à long terme avec les résidents d’Ottawa et de Gatineau, la communauté algonquine et les personnes intéressées dans le cadre de nos efforts pour créer la communauté la plus durable au monde, qui reflètera concrètement la culture et le patrimoine des nations fondatrices d’Ottawa : les Premières nations, les Français et les Anglais.

Q4. Tiendrez-vous d’autres séances de consultation pour demander les commentaires du public?
Oui, nous considérons l’opinion publique comme étant essentielle à la réalisation de tous nos projets; les idées et commentaires que nous recevons nous permettent toujours d’obtenir de meilleurs résultats.

Nous voulons établir un engagement à long terme avec les résidents d’Ottawa et de Gatineau, la communauté algonquine et les personnes intéressées dans le cadre de nos efforts pour créer la communauté la plus durable au monde.

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Q5. Les terrains appartiennent-ils aux Algonquins?
Windmill transformera une superficie de 37 acres : 35 acres sont des terres privées et 2 acres sont des terres perpétuellement louées du gouvernement fédéral.

Par contre, les terres situées le long de la rivière des Outaouais, la totalité de la ville d’Ottawa et pratiquement tout l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec sont un territoire algonquin non cédé, ce qui signifie qu’il n’a jamais été donné, vendu, échangé ou transféré par les Algonquins. Ce territoire non cédé s’étend sur plus de 36 000 km2 et englobe la colline du Parlement, la plupart des résidences dans la vallée d’Ottawa ainsi que des terres privées et publiques. Cela signifie que toutes les résidences et les entreprises d’Ottawa et de Gatineau qui se trouvent sur des terres privées se trouvent aussi sur le territoire non cédé.

Malgré le fait que des terres soient situées sur un territoire non cédé, les propriétaires fonciers et les promoteurs immobiliers privés ne sont légalement pas tenus de consulter les Premières nations.

En tant que promoteur immobilier privé, nous nous faisons un point d’honneur de reconnaître la signification particulière de la zone aux yeux des Algonquins. Nous avons une obligation morale et un intérêt personnel à activement mobiliser la communauté algonquine locale si nous voulons restaurer l’intégrité du développement et réaliser le plein potentiel du site. C’est pourquoi Windmill consulte les Algonquins depuis le début du projet, au milieu de 2013.

En raison du long historique de mauvais traitement infligé aux Premières nations en ce qui concerne leurs membres, leur culture et leurs territoires, nous nous sommes principalement concentrés à comprendre la façon idéale de les mobiliser, de sorte que le processus mène à une relation de confiance mutuelle. Nous continuerons d’écouter et de dialoguer avec les Algonquins pour nous assurer d’intégrer à part entière leur culture, leur patrimoine et leur présence dans le développement.

Nous avons un immense respect pour le défunt Aîné William Commanda, un Algonquin local respecté et acclamé à l’échelle internationale, et sa vision pour le site. Nous avons des valeurs communes en ce qui concerne le respect de nos terres et nos eaux ainsi que l’amalgame de nos cultures dans le cadre d’un nouveau partenariat.

Bien que les terrains de Domtar ne comprennent pas l’île Victoria, qui est la propriété de la Commission de la capitale nationale, ni les chutes (les terrains et le barrage adjacents appartiennent aux exploitants Chaudière Hydro et Hydro Québec), nous croyons que nous pouvons être l’instigateur de la création d’un centre culturel des Premières nations sur l’île Victoria et nous sommes impatients de poursuivre nos discussions avec les Algonquins et les autres intervenants à ce sujet.

Q6. Les promoteurs immobiliers privés sont-ils légalement tenus de mobiliser les Premières nations?
Malheureusement, bon nombre de promoteurs croient qu’ils n’ont pas à consulter les Premières nations puisque la loi ne les y oblige pas pour les projets qui portent sur des terres privées. Conséquemment, l’approche de mobilisation habituelle n’a pas souvent abouti à des partenariats concluants avec les Premières nations.

Par contre, Windmill est d’avis que cette approche n’est pas prévoyante ni inclusive; elle ne fonctionnerait pas pour le site. Elle ne ferait que renforcer le long et triste historique d’injustice et irait à l’encontre de notre vision, soit d’intégrer des aspects de la culture et du patrimoine des trois nations fondatrices dans le développement.

Nous croyons plutôt que nous avons une responsabilité civique d’écouter les Algonquins et de discuter de façon significative avec eux, afin qu’ensemble, nous puissions obtenir des meilleurs résultats pour ce site abandonné et contaminé. Nous nous sommes engagés à être inclusifs et transparents, en plus de tenter de faire les choses différemment.

Nous aspirons à établir un nouveau partenariat avec les Algonquins, qui sont un catalyseur et nous permettent de comprendre comment des cultures différentes aux passés conflictuels peuvent être réunies afin de bâtir un avenir commun inspirant qui se démarque.

Q7. De quelle façon Windmill a-t-il mobilisé les Premières Nations jusqu’à présent?
Windmill consulte activement la communauté algonquine locale depuis le milieu de 2013 puisque nous savons que les terres du site et les terres adjacentes sont d’une grande importance pour les Algonquins et les Premières nations.

En raison du long historique de mauvais traitement infligé aux Premières nations en ce qui concerne leurs membres, leur culture et leurs territoires, nous nous sommes principalement concentrés à comprendre la façon idéale de les mobiliser, de sorte que le processus mène à une relation de confiance mutuelle.

À notre connaissance, nous sommes le seul promoteur immobilier du secteur privé à avoir volontaire mobilisé la nation algonquine et nous aspirons à codévelopper ce qui sera éventuellement reconnu comme étant un nouveau modèle de coopération entre les promoteurs privés et les Premières nations au Canada.

Il n’y a pas de voie prédéfinie à emprunter pour y arriver. Nous devrons faire les choses différemment et envisager le processus de mobilisation différemment.

Jusqu’à présent, nous avons été incroyablement inspirés à apprendre les valeurs que nous avons en commun avec les Premières nations, notamment le désir de restaurer les terres, une passion pour la gérance responsable de la rivière des Outaouais et un engagement à l’égard de la sensibilisation culturelle.

Nous savons que nos efforts ne font que commencer et qu’il y a beaucoup plus à accomplir. La réussite du projet permettra de représenter de la meilleure façon possible nos cultures dans une communauté dynamique du 21e siècle dans laquelle les Algonquins ont leur mot à dire, de restaurer les terres, de nettoyer la rivière et de donner accès aux berges et aux chutes Chaudières au public.

Les aspects de collaboration qui font l’objet de discussions en vue de l’ébauche du protocole d’entente avec les dirigeants algonquins sont les suivants :

  • Reconnaissance officielle du site comme étant situé sur un territoire algonquin traditionnel.
  • Nom du site qui reflète la présence culturelle et historique considérable des Premières nations au cœur de la région de la capitale nationale.
  • Collaboration avec des traducteurs algonquins pour nous assurer que l’affichage sur place est trilingue, soit en algonquin, en français et en anglais (qui représentent les trois nations fondatrices).
  • Coordonnation de nos efforts de planification avec les deux villes, la Commission de la capitale nationale et des exploitants de centrale hydroélectrique locaux afin d’intégrer la culture et la présence algonquines dans le développement, qui comprend la station de système léger sur rail Pimisi, les plaines LeBreton, l’île Victoria, les chutes Chaudière et les anciens terrains de Domtar.
  • Exploration des options visant à permettre aux Premières nations d’investir dans le système énergétique du district, qui sera construit sur place et qui sera un des systèmes les plus durables au monde.
  • Embauche de grands consultants en art canadien afin de déterminer la façon dont l’art et la culture algonquins peuvent être intégrés dans le développement.
  • Établissement de programmes de mentorat et de stages pour les jeunes.
  • Promotion des effectifs autochtones pour les phases de construction et d’exploitation du projet.

Soutien et encouragement des entreprises et entrepreneurs autochtones sur place, notamment par des discussions avec un fournisseur de services de garde autochtone à but non lucratif.

Q8. Les terrains que Windmill développera seront-ils loués du gouvernement fédéral?
Windmill est en processus de négociation avec Domtar Corporation en vue d’acquérir environ 37 acres de terres situées sur l’île Chaudière, l’île Albert et sur les berges adjacentes situées à Gatineau. Ces terrains ne comprennent pas l’île Victoria, qui appartient à la Commission de la capitale nationale, ni les terrains de chaque côté des chutes Chaudière, qui sont gérés par des filiales d’Hydro Ottawa et d’Hydro Québec.

Bien que les terrains privés de Domtar occupent la majorité du site du projet, ce dernier comprend aussi quelques « grappes » dispersées et non adjacentes sur l’île Chaudière, qui appartiennent à la Couronne et qui représentent une superficie de moins de deux acres. Ces « grappes » ont été louées à perpétuité par le gouvernement fédéral à Domtar et seront transférées à Windmill au cours de la transaction.

Q9. Comment est l’expérience de travail et de consultation avec les Premières nations en tant que promoteur? 
Nous sommes extrêmement fiers du fait que Développements Windmill a été le premier promoteur privé dans l’ouest du Canada à collaborer directement avec les Premières nations, dans le cadre du projet Dockside Green à Victoria, en Colombie-Britannique. Non seulement le partenariat a-t-il permis d’obtenir un meilleur résultat que prévu pour le projet, mais il a aussi donné à Windmill l’occasion d’acquérir une expérience directe sur la mobilisation significative des Premières nations canadiennes.

L’approche de consultation habituelle utilisée par les promoteurs privés n’a souvent pas donné de meilleurs résultats. En réalité, bon nombre de promoteurs privés croient qu’ils n’ont pas à consulter les Premières nations puisque la loi ne les y oblige pas pour les projets qui portent sur des terres privées.

Nous sommes d’avis qu’il est de notre responsabilité civique d’écouter nos Premières nations et d’apprendre d’elles afin qu’ensemble, nous poussions établir une étroite relation et un nouveau partenariat pour réaliser un développement durable et respecteux au Canada.

Nous n’avons pas choisi la voie facile; bien qu’elle soit lucrative, l’approche habituelle adoptée par les promoteurs a d’autres avantages que ceux pécuniaires. Par contre, nous croyons fermement que les promoteurs ont la responsabilité d’être des agents du changement positifs, et Windmill s’est engagé à changer le paradigme actuel en matière de développement.

Q10. Quel est le but de Windmill en ce qui concerne la participation des Premières nations au projet? 
Les Premières nations canadiennes ont beaucoup à offrir et à nous enseigner. Dans le cadre des engagements que nous avons pris auprès des Premières nations, nous avons été incroyablement inspirés à apprendre les valeurs que nous avons en commun, notamment le désir de restaurer les terres, une passion pour la gérance responsable de la rivière des Outaouais et un engagement à l’égard de la sensibilisation culturelle.

Windmill a le développement durable à cœur : tout ce que nous concevons et construisons tourne autour du développement durable et l’amélioration de la communauté locale et de ses écosystèmes. Nous le faisons de différentes manières; notre approche et notre engagement concret en sont un exemple.

La réussite du projet permettra de représenter de la meilleure façon possible nos cultures dans une communauté écologique dynamique du 21e siècle dans laquelle les Algonquins ont leur mot à dire, de restaurer les terres, de nettoyer la rivière et de donner accès aux berges et aux chutes Chaudières au public.

Q11. Pourquoi la collaboration avec les Algonquins est-elle si importante pour Windmill? 
Nous savons que Windmill et la communauté algonquine ont tous deux un grand intérêt et un profond respect à l’égard des terres, des chutes et de la rivière.

Nos principes sont en harmonie avec les aspirations des Algonquins pour le site. À l’heure actuelle, le site est très contaminé, clôturé et abandonné. Pendant près de 200 ans, il a été un centre industriel et donc fermé au public. Bien que les activités y soient arrêtées depuis 2007, les terres continuent d’avoir des répercussions négatives sur la rivière des Outaouais.

Le village écologique de calibre international que nous proposons a pour but de reconnaître la culture et la signification du site. Manifestement, la communauté algonquine a son mot à dire dans le cadre du projet et sa voix doit être entendue. Les Algonquins ont longtemps été les intendants et les porte-paroles pour ces terres, et nous sommes d’avis que leur participation ne peut que donner un meilleur résultat final.

Nous aspirons à établir un nouveau partenariat avec les Algonquins, qui sont un catalyseur et nous permettent de comprendre comment des cultures différentes aux passés conflictuels peuvent être réunies afin de bâtir un avenir commun qui se démarque et qui inspire l’acceptation de ce nouveau partenariat entre les Premières nations et les personnes non autochtones.

Q12. Pourquoi le site doit-il faire l’objet d’un développement? Ne devrait-il pas être converti en parc?
À l’heure actuelle, le site est composé d’une série de bâtiments vacants, érigés sur des terrains contaminés. Malheureusement, le site est inaccessible au public depuis environ 200 ans. Les estimations initiales des coûts de restauration des terrains et des berges s’élèvent à plus de 125 millions de dollars.

Actuellement, le site est presque tout asphalté et plusieurs des bâtiments qui restent sont délabrés et en très mauvais état. Il est pratiquement dénudé d’arbres et la végétation qui s’y trouve est minimale et est principalement composée d’espèces envahissantes. Le sol y est très toxique, et les contaminants sont libérés dans la rivière avec l’eau de ruissellement. Les berges sont faites de matériaux industriels, comme du béton, du bois et du métal, qui ont été utilisés pour étendre les limites de la propriété jusque dans l’eau. Il n’y a aucune installation de filtration de l’eau de pluie, ce qui signifie que le sel, les toxines et les autres polluants non stabilisés sont rejetés dans la rivière à chaque précipitation de pluie ou fonte des neiges. Il n’y a aucune végétation sur les rives pour agir en tant que filtre naturel afin de nettoyer les polluants avant qu’ils soient rejetés dans l’eau.

Il y a quelques années, lorsqu’il a initialement envisagé l’achat des terrains de Domtar, le gouvernement fédéral a conclu que le développement d’une communauté à usages mixtes serait nécessaire pour rembourser une partie des coûts d’acquisition et de restauration. De plus, comme la majorité des berges adjacentes (sur une longueur de plusieurs kilomètres de chaque côté de la rivière) sont déjà des espaces verts et des parcs, les gouvernements ne sont pas prêts à utiliser un tel montant en fonds publics pour restaurer le site et le convertir en parc.

Un développement par un promoteur privé est donc la seule option possible pour financer les 125 millions de dollars nécessaires au nettoyage des marques du passé et de donner un exemple pour les générations futures.

L’incroyable possibilité qui s’offre à nous est d’influencer la façon le développement sera fait : de façon durable et écologique, qui reflète les aspirations de notre communauté pour le site et qui respecte des normes de pointe rigoureuses qui serviront de modèle et de catalyseur pour d’autres projets locaux, nationaux et internationaux.

Le Groupe Développements Windmill est reconnu comme étant une entreprise des plus écologiques au monde. Notre vision est de transformer ces terres inexploitées en la communauté la plus durable au monde, afin de redonner accès aux berges et aux chutes, qui ont été fermées au public pendant des générations. Notre plan est de renaturaliser le site, ce qui fournira davantage d’espaces verts que ce qui se trouve présentement sur le site. Les berges et les réserves écologiques feront l’objet d’une plantation de relève avec des espèces indigènes. Les espèces envahissantes seront retirées afin de restaurer la richesse et la valeur de l’habitat des rives authentiques. De plus, nous planterons dans toutes les rues et cours des espèces adaptées afin d’embellir le site et qu’il retrouve sa splendeur écologique originale.

Q13. Quelle est votre intention pour les chutes? Retirez-vous le barrage hydroélectrique et restaurerez-vous les chutes afin qu’elles retrouvent leur état naturel?
Bon nombre de défenseurs, à Ottawa et Gatineau, tiennent à « libérer les chutes », ce qui signifierait retirer le barrage hydroélectrique construit en 1908 et qui contrôle le débit de la rivière à l’entrée des chutes.

Il est important de souligner que le terrain qui borde les chutes ne fait pas partie des terrains appartenant à Domtar qui seront vendus à Windmill. De plus, Windmill n’a aucun contrôle sur les centrales ni le barrage hydroélectriques puisqu’ils appartiennent à des filiales d’Hydro Ottawa et d’Hydro Québec.

Cela dit, nous croyons toutefois que nous avons un rôle à jouer pour redonner accès aux chutes au public. Pour l’instant, les terrains de Domtar sont fermés au public et constituent ainsi une barrière pour accéder aux chutes.

Nous avons étroitement collaboré avec la Commission de la capitale nationale, les villes d’Ottawa et de Gatineau et les deux exploitants de centrale hydroélectrique afin de trouver des solutions et de nouvelles façons de profiter des chutes et de les mettre à l’honneur. Le plan général comprend un accès pour le public et la construction d’un pont piétonnier près du Musée de la guerre, qui relie la rive du côté d’Ottawa à l’île Chaudière puis qui relie cette dernière à un sentier public près du côté sud des chutes.

Chaudière Hydro et la Commission de la capitale nationale collaborent étroitement avec les Algonquins pour s’assurer que les éléments culturels algonquins sont intégrés dans le plan de conception et pour minimiser toute répercussion que les centrales hydroélectriques pourraient avoir sur l’anguille d’Amérique (« Pimisi », un animal sacré pour les Algonquins) qui vit dans la rivière des Outaouais.

Q14. Le développement sur les rives aura-t-il des effets négatifs sur la rivière?
La rivière des Outaouais est une composante vitale du projet, et nous sommes extrêmement fiers de la protéger et de veiller à ce que notre développement constitue un avantage net pour la rivière. C’est pourquoi une des premières organisations avec laquelle nous avons discuté est Sentinelle Outaouais.

Nous nous sommes également engagés à l’égard de la communauté algonquine et nous sommes impatients de recevoir ses commentaires sur la façon de mieux protéger l’eau et la faune.

Le site a été utilisé à des fins industrielles pendant des centaines d’années. Bien que les activités industrielles aient arrêté en 2007, les terrains sont encore contaminés et ont une incidence négative sur la rivière. Les berges du site sont faites de matériaux industriels, comme du béton, du bois et du métal, qui ont été utilisés pour étendre les limites de la propriété jusque dans l’eau.

Il n’y a aucune installation de filtration de l’eau de pluie sur place, ce qui signifie que le sel, les toxines et les autres polluants non stabilisés sont rejetés dans la rivière à chaque précipitation de pluie ou fonte des neiges. Il n’y a aucune végétation sur les rives pour agir en tant que filtre naturel afin de nettoyer les polluants avant qu’ils soient rejetés dans l’eau.

Notre projet permettra d’améliorer la qualité de la zone environnante et à la restaurer. Les estimations initiales des coûts de restauration des terrains et des berges s’élèvent à plus de 125 millions de dollars. La première étape de notre projet sera de décontaminer le site afin d’enlever les contaminants industriels qui s’y sont accumulés pendant des centaines d’années. Nous « renaturaliserons » aussi les berges en y plantant des espèces indigènes.

Q15. L’accès aux berges sera-t-il limité?
Non. Notre intention est de considérablement améliorer l’accès aux rives aux chutes par le public, à partir des deux villes.

Les ouvrages qui seront réalisés près de la rivière seront écologiquement responsables et durables. Nous envisageons l’accès public de deux façons : au moyen de multiples sentiers créés dans des espaces verts naturalisés (p. ex. prolongement de la piste cyclable le long de la rivière) et aussi au moyen de terrasses et de restaurants (cela constitue une expérience rare dans la région de la capitale nationale, qui est entourée d’eau).

Nous avons déjà consulté l’organisation Sentinelle Outaouais et nous prévoyons la mobiliser tout au long du processus de planification.

Nous savons aussi que les chutes et la rivière sont importantes pour la communauté algonquine. Nous nous sommes engagés auprès des exploitants des centrales hydroélectriques qui sont propriétaires des terrains adjacents aux chutes et des Algonquins, et nous veillerons à ce que les chutes puissent de nouveau être une attraction dont tous pourront profiter.

Q16. Que ferez-vous pour protéger le patrimoine du site?
Un des huit principes de développement qui orientent notre projet porte justement sur le patrimoine. Nous examinons à l’heure actuelle tous les bâtiments qui devront être évalués : potentiel en matière de patrimoine, état et coût de restauration aux fins d’utilisation. Nous aimerions aussi souligner le patrimoine autant que possible.

Nous savons qu’il coûtera très cher de restaurer les structures et de les rendre conformes au Code du bâtiment. C’est pourquoi nous accueillerons avec plaisir toute idée ou tout partenariat avec des groupes responsables du patrimoine ou d’autres intervenants dans le domaine afin de rénover ces bâtiments et de les utiliser de nouveau.

Q17. Comment traiterez-vous les questions interprovinciales liées au site?
Le projet sera sans contredit complexe. Nous sommes par contre très heureux et reconnaissants du soutien que nous recevons déjà du maire Pedneaud-Jobin, du maire Watson, des membres des deux conseils et de la Commission de la capitale nationale. Nous espérons que le projet servira de modèle sur la façon dont les administrations peuvent collaborer à des projets de transformation dans la région de la capitale nationale.
Q18. Quels sont les échéanciers du projet?
Le site devrait être construit en six phases, qui s’échelonneront sur une période de 10 à 15 ans. La première phase aura lieu à Gatineau et mettra l’accent sur le nettoyage du sol, du changement de vocation des bâtiments patrimoniaux récupérés et la construction de divers ouvrages à usages mixtes.

Chaque phase devrait durer entre deux et trois ans.

Q19. En quoi se mesurera la réussite du projet?
Idéalement, le projet mobilisera de façon positive les deux nations colonisatrices et les Autochtones, pour qui l’environnement et la durabilité sont importants, tout comme la façon dont ces deux éléments se manifestent dans la société d’aujourd’hui. Nous croyons qu’il y a une occasion en or pour les Algonquins de se faire entendre, de participer au projet et de voir leur culture et leur patrimoine intégrés dans une communauté écologique de calibre international.

Nous aspirons aussi à établir un nouveau partenariat avec les Algonquins, qui sont un catalyseur et nous permettent de comprendre comment des cultures différentes aux passés conflictuels peuvent être réunies afin de bâtir un avenir commun inspirant qui se démarque.


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